Blog : Marketing relationnel

C’est quoi au juste un collaboratoire?

C’est quoi au juste un collaboratoire?

Collaboratoire: [kɔlabɔʁatwaʁ]  n.m. :

Le terme collaboratoire est issu de la combinaison des mots collaboration et laboratoire. Ce terme est emprunté au milieu scientifique, qui le définit comme étant un espace de collaboration virtuel. Il s’agit d’un lieu où des scientifiques et des chercheurs de partout dans le monde peuvent travailler ensemble sur des projets de recherche.

Le collaboratoire permet de partager des ressources, des études, des connaissances. Le but est d’arriver plus rapidement à des solutions innovantes en profitant de la sagesse collective.

Collaboratoire relationnel

Appliqué au domaine du marketing, c’est un rassemblement de stratèges, de tacticiens, de technologues et d’artisans qui unissent leurs connaissances pour trouver des solutions innovantes à des problématiques d’affaires.

Tous travaillent en collégialité, dans le cadre d’ateliers, de rencontres virtuelles et d’autres forums. Le but est d’aider les marketeurs à bâtir des relations durables. Ils visent également à aider les gens à faire des choix éclairés et à tirer le maximum de plaisir de tous leurs achats.

Partage de connaissances

Un des grands principes du collaboratoire est le partage et le transfert de connaissances. Dans le modèle traditionnel de consultation où l’intervenant évalue, juge et recommande. Le collaboratoire est une approche participative où chaque intervenant fait profiter aux autres de son expertise particulière et participe à l’élaboration de la solution.

Un exemple de collaboratoire

Le Collaboratory de Dayton, dans l’Ohio, est composé d’une équipe dont le rôle est de donner vie aux idées. Elle fournit une infrastructure aux gens et aux organisations afin de développer des initiatives communautaires en mode collaboratif. Le but est de générer de nouvelles opportunités économiques, civiques et créatives.

Contactez-nous pour en savoir plus sur le concept du collaboratoire.

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C’est quoi le vrai rôle marketing? Un indice : ce n’est pas ce que vous pensez!

C’est quoi le vrai rôle marketing? Un indice : ce n’est pas ce que vous pensez!

Je demande souvent aux participants de mes ateliers et conférences – généralement des gestionnaires marketing d’expérience – quel est le rôle du marketing. Leurs réponses sont habituellement les mêmes et tournent autour de la publicité et de la communication marketing.

On évoque le branding, l’image de marque, le fait de communiquer notre unicité et notre valeur.  Tout ceci est évidemment nécessaire et fait partie des tâches qui nous incombent. Mais est-ce suffisant?

Le marketing : au-delà des quatre « P »

Sur le plan purement technique, le marketing se résume aux quatre « P » tel qu’on l’enseigne à HEC et dans la plupart des écoles de gestion de la planète : le Prix, la Place, la Promotion et le Produit. Attribué à E. Jerome McCarthy, ce modèle a vu le jour en 1960.

Depuis quelques années, de nombreux auteurs tentent d’imposer des « P » supplémentaires. À les écouter, il y en aurait jusqu’à 10! On évoque la personne, le processus, les partenariats, la preuve, la permission et même la passion. Apparemment, il est facile de trouver des mots qui commencent par un « P » et qui se collent bien au marketing.

Ces quatre « P » identifient clairement des dimensions qu’on doit gérer dans le mix marketing. Par contre, ils nous donnent un biais « fonctionnel » face à l’essence de notre discipline. Il faut remonter à 30 000 pieds pour bien comprendre cette essence et voir se dessiner une vision qui transcende la tactique et les tâches.

Vos clients ne veulent pas d’une perceuse avec une mèche de 1/4″. Ce qu’ils veulent, c’est un trou de 1/4″!

Le marketing : répondre aux besoins de vos clients

En 1964, le professeur émérite de Harvard Theodore Levitt a écrit un manifeste du marketing moderne intitulé Marketing Myopia. Une plaquette d’une cinquantaine de pages dans laquelle il dénonce le nombrilisme des marketeurs. Du même souffle, il s’interroge sur le véritable rôle des organisations.

À cette époque, le marketing de masse connait un essor sans précédent. Pourtant, il questionne la validité d’une approche centrée sur la capacité de production, l’innovation de nouveau produits et la stratégie de parts de marché.

Il s’élève notamment contre la fâcheuse habitude des entreprises de chercher des clients pour les produits qu’ils sont en mesurer de fabriquer. Il écrit qu’il faut plutôt identifier les vrais besoins des clients et tenter d’y répondre de façon profitable.

Sa citation désormais célèbre illustre bien son point de vue. Du coup, il met en évidence la myopie des gestionnaires :

« Vos clients ne veulent pas d’une perceuse avec une mèche de 1/4 ». Ce qu’ils veulent, c’est un trou de 1/4 « ! »

C’est quand même étonnant qu’on ait mis plus d’un demi-siècle avant de bien comprendre le sens et la portée de son message. Encore aujourd’hui, alors que la technologie donne aux consommateurs le plein contrôle sur le processus d’achat, les organisations peine à prendre le virage vers l’orientation client, le « customer centricity« , comme le disent les Américains.

L’exemple de Henry Ford

On se souviendra que Ford a révolutionné le monde en inventant la chaine de montage. Toutefois, on ne comprend généralement pas comment il y est arrivé. À l’époque, alors que l’Amérique se transformait socialement et économiquement, Ford a perçu un besoin émergeant.

Ce besoin était celui d’un mode de transport rapide et fiable, capable de franchir de grandes distances en peu de temps.

À l’époque, les consommateurs croyaient que la solution était un cheval plus rapide. C’est pourquoi on dit que les clients ne savent pas ce qu’ils veulent. Ford, quant à lui, avait compris que l’automobile, une technologie émergente mais coûteuse, pourrait être la solution à ce besoin.

Le défi était que les gens n’étaient prêts à payer que 500 $ pour un tel produit. Alors, Ford a compris que pour arriver à ce prix, il fallait standardiser au maximum l’assemblage et spécialiser les tâches. Donc, pour y arriver, il créa la chaine de montage.

Le seul compromis : toutes les voitures devaient avoir la même couleur, noir.

C’est donc le fait d’avoir compris le véritable besoin du client qui a permis de créer toute une industrie et de donner naissance à la fabrication de masse telle qu’on la connait aujourd’hui. Que faites-vous pour faire émerger le Henri Ford en vous? Comprenez-vous les véritables besoins de vos clients? Comment faites-vous pour les découvrir?

Le marketing : en quête d’une relation client

Aujourd’hui, le processus de vente se transforme en processus d’achat. Pousser des produits ne donne plus les résultats escomptés. Les marques doivent plutôt passer en mode accompagnement pour établir un relation de confiance.

Cette relation mise sur la longévité plutôt que l’instantanéité transactionnelle. Elle se bâtit et se consolide au fil des interactions. Ce n’est plus la transaction qui prime. Ce qui compte avant tout, c’est la valeur à vie et la rétention de la clientèle.

Bien sûr, il faut tout de même conclure des ventes, mais on comprend de plus en plus que chaque client est une denrée rare. Pour cette raison, il faut s’assurer que chaque achat est un bon choix. Un choix éclairé. Un choix qui donne satisfaction au besoin du client. Qui bâtir la confiance. Sinon, elle s’effrite, s’affaiblit, se dégrade.

Pour un marketing durable

Comment concilier l’atteinte des objectifs financiers à court terme avec le concept de la relation durable? Je crois que c’est une question d’équilibre. Équilibre entre demander et donner en retour.

Chaque interaction doit donner de la valeur au client. Cette valeur peut prendre la forme d’un conseil. D’une information qui aide le client dans sa réflexion. D’un contenu amusant, éducatif, énergisant. D’un contenu qui partage notre passion pour la catégorie dans laquelle on évolue.

Lorsque notre communication passe d’une sollicitation à une forme d’accompagnement, ça change la perception de notre marque et ça donne de la valeur aux interactions. Pour en savoir plus sur la relation, le parcours relationnel et le marketing relationnel, consultez les contenus complémentaires ci-dessous.

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Lectures complémentaires sur le marketing relationnel

https://strategies.ca/cest-quoi-au-juste-le-marketing-relationnel/

https://strategies.ca/le-parcours-relationnel

Vos Résolutions marketing 2018 – trois mauvaises habitudes à éviter au plus vite

Vos Résolutions marketing 2018 – trois mauvaises habitudes à éviter au plus vite

Que le temps passe vite! L’année tire à sa fin et vous vous préparez déjà aux défis de l’an prochain. Vous finalisez vos budgets, réglez les derniers détails et vous préparez tranquillement à une pause bien méritée avec amis et proches. Mais avant de quitter pour les fêtes, prenez quelques minutes pour réfléchir aux améliorations à apporter à votre stratégie marketing. Besoin d’inspiration? Voici trois résolutions marketing pour 2018: trois mauvaises habitudes à éliminer l’an prochain… et tant qu’à faire, dès maintenant.

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Leadership, innovation et la force d’une équipe diversifiée

Leadership, innovation et la force d’une équipe diversifiée

Une des erreurs les plus fréquentes, que l’on soit entrepreneurs ou dirigeants marketing dans une entreprise, est de se bâtir une équipe de gens qui se ressemblent.

Pour avoir une équipe performante, ça prend une diversité de gens avec des talents divergents et complémentaires pour provoquer l’innovation, pour trouver de nouvelles idées, pour challenger le status quo, etc.

La force de la diversité

Contrairement au vieux dicton, on n’est pas tous pareil. Chacun est unique à sa façon. C’est vrai en marketing quand vient le temps de segmenter et de personnaliser la communication. C’est aussi vrai quand vient le temps de se bâtir une équipe.

Dans le cadre de la télé-série Métier Dirigeant, j’aborde la question du travail d’équipe et de l’importance de la diversité de talents, de personnalités et de perspectives quand vient le temps de bâtir une équipe solide. Pour consulter l’épisode intégral, visitez le site de l’Institut de leadership.

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Le Parcours relationnel – un déjeuner-atelier réussi !

Le Parcours relationnel – un déjeuner-atelier réussi !

Jeudi dernier avait lieu un déjeuner-atelier propulsé par l’AMR mettant en vedette Mark Morin, président de Stratégies Marketing Relationnel, sur le parcours relationnel. L’événement fut un réel succès présentant une salle comble.

Mark Morin a su expliquer de main de maître tous les aspects du parcours relationnel, celui-ci étant basé sur une notion bien importante : la relation. Trois facteurs sont importants pour bâtir une bonne relation soit, la connaissance du client, la connexion avec celui-ci et la confiance établie grâce à la qualité de l’expérience.

Pour en savoir plus sur le parcours relationnel, voici une capsule informative réalisée par Stratégies :

 

Un grand merci à l’AMR pour la réalisation de ce déjeuner-atelier.

Pour consulter leurs prochains événements cliquez ici.

 

[Crédit photo : AMR]

C’est quoi au juste le marketing relationnel?

C’est quoi au juste le marketing relationnel?

Le marketing relationnel gagne de plus en plus en popularité ici au Québec et ailleurs dans le monde. On dit qu’il faut créer des relations durables avec ses clients. Que le client doit être au centre de la relation. Mais c’est quoi au juste le marketing relationnel.
Cette capsule vidéo tente de vulgariser et clarifier le concept et vous faire réfléchir aux trois questions fondamentales qui entourent l’adoption d’une stratégie de marketing relationnel avec vos clients.

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L’expérience client et le cycle de l’invité

L’expérience client et le cycle de l’invité

La vision Tremblant à 360º

Lors du dernier Symposium de l’AMR qui se tenait le 25 février dernier au Salon Urbain de la Place des Arts, Jonathan Nicolas – associé chez Substances Stratégies, et Mark Morin – président de Stratégies Marketing Relationnel, ont présenté une étude de cas sur comment la station de ski No1 dans l’est de l’Amérique du Nord accompagne ses clients tout le long de leur parcours d’achat afin de créer une expérience client à la hauteur des attentes du client ROI.

Le client ROI était d’ailleurs la thématique retenue cette année par les organisateurs du Symposium, animé par nul autre que Jacques Nantel, fondateur de la Chaire de commerce électronique RBC Groupe Financier d’HEC Montréal.

Pour visionner la présentation en format pdf, il suffit de cliquer ici.

 

C-28 – La loi canadienne anti-pourriels: êtes-vous vraiment prêt?

C-28 – La loi canadienne anti-pourriels: êtes-vous vraiment prêt?

La loi canadienne anti-pourriels C-28 entre en vigueur le 1er juillet prochain. Si ce n’est déjà fait, vous devez prendre certaines dispositions pour vous y conformer. L’incitatif le plus important pour ce faire: le risque d’une amende pouvant atteindre 10$ millions de dollars pour une entreprise et 1$ million de dollars pour les particuliers.

C-28 et le consentement

Au cœur de C-28 est l’obtention du consentement – qui peut être explicite ou tacite – pour avoir le droit d’envoyer des messages électroniques commerciaux (MEC) à vos clients, abonnées et clients potentiels.

Le consentement explicite est un consentement écrit ou oral donné par une personne par le biais de divers mécanisme, y compris une case à cocher (qui ne doit pas être pré-cochée) ou un bouton d’abonnement sur un site Web par exemple.

Le consentement tacite résulte d’une relation d’affaires ou privée, c’est à dire une transaction, ou encore une demande d’information ou autre geste qui donne lieu de croire que la personne désire être contactée par le biais de messages électroniques commerciaux.

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