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Créativité et résolutions de problèmes – 5 trucs pour penser autrement

 

On connait le vieux dicton qui dit, « Tout ressemble à un clou pour qui ne possède qu’un marteau ». En fait, il s’agit d’une citation attribuée à Abraham Maslow le père du concept de la hiérarchie des besoins (mais parfois aussi attribué à Einstein), et qui souligne le concept de la déformation professionnelle.

Cette citation met en lumière la propensité que nous avons de regarder les défis et les situations que se dressent devant nous à travers la lunette de nos expériences passées et de notre bagage personnel et professionnel. Cette vision myopique nous conduit parfois à ne pas « lire » la situation correctement, à prendre des décisions erronées ou à voir des mésententes qui n’existent pas.

D’ailleurs, en parlant de myopie, je vous invite à lire ou relire le magnifique texte de Theodore Levitt intitulé Marketing Myopia paru dans le Harvard Business Review dans les années ’60 et qui est encore très pertinent aujourd’hui.

L’auteur – considéré comme le père du marketing moderne – souligne que les entreprises ont tendance à rechercher des clients pour les produits qu’ils peuvent produire, plutôt que d’identifier des besoins non satisfaits et de trouver des solutions à ces besoins. Ce n’est pas parce qu’on peut fabriquer quelque chose que les gens vont en vouloir.

Avoir le réflexe d’un regard neuf

Un des rôles les plus importants du leader dans une organisation est d’éviter que cette myopie vienne brimer la compétitivité et la capacité d’innovation.  Dans un monde où le changement avance à un rythme effréné, rester dans nos vieilles chaussettes nous met à risque de se laisser dépasser par la concurrence, de voir notre expertise et notre leadership s’effriter.

C’est pourquoi les entrepreneurs et dirigeants d’organisations doivent s’assurer de créer des conditions favorables à l’émergence de nouvelles idées, de nouvelles solutions, de nouvelles approches pour s’attaquer à de nouveaux défis, ou de le faire à travers des yeux neufs.

 

Dans le cadre de la télé-série Métier Dirigeant, j’aborde la question de la créativité au service de l’innovation. Comment faire preuve de créativité et d’ouverture permet de voir les questions et les défis autrement. Pour visionner l’intégrale de cet épisode, visitez le site de l’Institut de Leadership.

La créativité est par conséquent l’outil le plus utile pour prendre une problématique et le regarder sous divers angles pour mieux le comprendre et faire émerger des nouvelles solutions jusque-là insoupçonnées. Mais la créativité ne veut pas dire d’aborder une question de façon spontanée et intuitive. Plusieurs études dont les travaux du prix Nobel Daniel Kahneman démontrent que dans le tels cas, nos biais cognitifs nous amènent à prendre de mauvaises décisions souvent irrationnelles.

Alors comment faire our éviter ces biais tout en ajoutant une bonne dose de créativité à nos prises de décision? Voici quelques pistes :

1 – Remettre en question ce que nous « savons » de la situation

L’être humain est le résultat de millénaires de conditionnement comportemental et le cerveau humain tente toujours de solutionner les nouveaux problèmes en y appliquant des solutions connues. Ce phénomène de biais cognitif est connu sous le nom d’ancrage. Ce réflex inné permet une prise de décision plus rapide, mais n’aboutit pas à des solutions nouvelles si on regarde le problème toujours du même angle.

Dans un article récent paru dans HBR, Theodore Scaltsas, professeur à l’Université de Edinburg en Écosse suggère alors de remettre en question nos perceptions des conditions du problème . C’est à dire ce que nous « savons être vrai » pour regarder la situation autrement. Puis d’utiliser des solutions connues solutionner le problème nouvellement redéfini.

Avec les années, j’ai appris qu’il faut aborder toute situation, tout défi, tout mandat avec une bonne dose de scepticisme et de recul. L’information qu’on reçoit, d’un client dans le cadre d’un bref, par exemple, est coloré par l’historique et les perceptions de celui-ci. Des ateliers stratégiques sur la proposition de valeur de l’entreprise nous permettent de questionner les idées reçues, de redéfinir la problématique puis de résoudre rapidement celle-ci.

2 – Remettre en question le problème lui-même

Recadrer la situation pour la regarder autrement.

The pattern is clear: Spurred by a penchant for action, managers tend to switch quickly into solution mode without checking whether they really understand the problem.

https://hbr.org/2017/01/are-you-solving-the-right-problems

Demander à des gens qui ont une autre perspective

Valider nos perceptions sur le terrain

L’apport de l’équipe des ventes et des employés de premières lignes, qui sont en contact direct avec la clientèle, vient souvent jeter une nouvelle lumière sur notre compréhension de la situation. Faire de l’écoute au centre de contact client est un excellent moyen de savoir ce que les clients pensent vraiment d’un produit, d’un service ou d’une offre qui leur est proposé. Mais comme Henry Ford l’a si bien dit, « Si j’avais demandé aux gens ce qu’ils voulaient, ils m’auraient répondu des chevaux plus rapides ». Ce qui est important, c’est d’identifier le besoin auquel nous tentons de répondre. N’est-ce pas là le but ultime du Marketing?

Marcher avant de courir

Faire des tests d’optimisation, nous permet de faire la lumière sur l’approche la plus efficace. Ces tests comparatifs permettent de valider sur le terrain et de façon statistiquement significatives plusieurs approches afin d’en choisir une qui donne le meilleur rendement à court et moyen terme.

Je m’étonne toujours de voir à quel point les entreprises sont réfractaires à la réalisation de tests d’optimisation, se fiant presque exclusivement à leur instinct. Cela explique peut-être pourquoi les CMO ne restent en poste en moyenne que 42 mois. Nous ne sommes pas nos clients. Nos propres perceptions et valeurs ne sont pas représentatives de celles de nos clients.

Prendre le temps d’explorer d’autres avenues

 

Faire émerger une multiplicité de possibilités sans jugement avant de les juger

 

Voir la situation autrement

 

 

 

 

Leadership, innovation et la force d’une équipe diversifiée

Leadership, innovation et la force d’une équipe diversifiée

Une des erreurs les plus fréquentes des leaders est de se bâtir une équipe de gens qui se ressemblent. Mais de rechercher l’innovation. Que l’on soit entrepreneur ou dirigeant marketing dans une entreprise, le constat est le même. Et la conséquence l’est également.

Pour avoir une équipe performante, ça prend une diversité de gens avec des talents divergents et complémentaires. C’est la condition de base pour provoquer l’innovation, pour trouver de nouvelles idées, pour challenger le status quo, etc.

La force de la diversité

Contrairement au vieux dicton, on n’est pas tous pareil. Chacun est unique à sa façon. C’est vrai en marketing quand vient le temps de segmenter et de personnaliser la communication. C’est aussi vrai quand vient le temps de se bâtir une équipe.

Dans le cadre de la télé-série Métier Dirigeant, j’aborde la question du travail d’équipe. Mais surtout de l’importance de la diversité de talents, de personnalités et de perspectives quand vient le temps de bâtir une équipe solide. Pour consulter l’épisode intégral, visitez le l’Institut du Leadership.

Compétences transversales pour briser les silos

À IBM Amplify 2017, j’ai fait une présentation sur comment se bâtir un équipe solide. Une équipe capable d’atteindre des résultats exceptionnels en marketing relationnel automatisé et en marketing cognitif. Un des points que j’ai soulevé est la question des compétences transversales et de l’importance de bien comprendre le travail qu’accomplissent nos co-équipiers.

Un outil que nous utilisons pour atteindre cette complémentarité est ce que nous appelons le « job sharing ». Les membres de l’équipe doivent être sensibilisés aux tâches accomplies par leurs collègues de travail et sont formés pour comprendre les enjeux et pouvoir accomplir une partie du travail de leurs collègues.

Briser les silos pour établir des synergies entre les membres de l'équipe
Pour avoir une équipe performante, chaque membre doit comprendre le travail de leurs collègues. C’est la base essentielle pour établir des synergies qui rehaussent la qualité du travail et l’esprit d’équipe.

Par exemple, un chargé de projet s’approprie des notions de HTML pour faire des modifications dans le travail du développeur. Ou de couler du texte dans un document photoshop. Ou encore, un gestionnaire de compte qui peut programmer des flux de travail dans une plateforme d’automatisation marketing, etc.

Le véritable sens du travail d’équipe

Le fait de comprendre les enjeux et contraintes du travail des collègues peut avoir un gros impact.  On devient conscient de comment faire pour faciliter le travail des autres. Mais aussi d’en accélérer la réalisation en éliminant les irritants et les étapes inutiles.

Le véritable sens du travail d’équipe est le fait d’aider ses coéquipiers à être plus performants dans leur travail en créant des conditions favorables à l’excellence. Le vrai leader saura inspirer les gens à collaborer. Mais aussi à s’épauler mutuellement pour instaurer un climat de confiance et d’excellence. Sans ces deux conditions essentielles, l’équipe est vouée à la médiocrité.

La nécessité de profils hybrides – les cerveaux équilibrés

En marketing relationnel en particulier et en marketing numérique en général, une équipe performante nécessite des profils diversifiés. D’une part, des profils dits « cerveau gauche », davantage rationnels et cartésiens. À titre d’exemple, les développeurs et autres technologues. Mais aussi des profils créatifs ou « cerveau droit », qui sont capables de voir la situation autrement.

On associe souvent la créativité aux « créatifs » de l’agence. Les concepteurs, rédacteurs, designers et autres qui sont responsables du « produit créatif ». Mais la réalité est toute autre. La créativité n’est pas le seul apanage de gens de création et s’étend à l’ensemble de l’équipe. Trouver une solution créative à un défi technologique, résoudre une problématique d’affaires, revoir la stratégie d’entreprise, sont toutes des tâches qui nécessitent de la créativité.

Pour cette raison, on doit rechercher davantage des profils hybrides. Des gens qui ont une approche de « cerveau entier », où les deux hémisphères sont en équilibre. Ce type de profil permet une réflexion rationnelle liée à une créativité inhérente. Cette capacité de voir les deux côtés de la médaille favorise et stimule l’innovation dans tout ce que l’on fait.

Avez-vous un cerveau équilibré? Faites le test.

 

Le rôle du leader est alors de créer des conditions favorables à l’émergence de l’innovation. De créer un environnement où il y a place à l’erreur. Une place où les idées nouvelles sont reçues avec ouverture d’esprit et intérêt. Ce n’est que dans de telles conditions qu’on peut véritablement parler d’innovation.

Le Parcours relationnel – un déjeuner-atelier réussi !

Le Parcours relationnel – un déjeuner-atelier réussi !

Jeudi dernier avait lieu un déjeuner-atelier propulsé par l’AMR mettant en vedette Mark Morin, président de Stratégies Marketing Relationnel, sur le parcours relationnel. L’événement fut un réel succès présentant une salle comble.

Mark Morin a su expliquer de main de maître tous les aspects du parcours relationnel, celui-ci étant basé sur une notion bien importante : la relation. Trois facteurs sont importants pour bâtir une bonne relation soit, la connaissance du client, la connexion avec celui-ci et la confiance établie grâce à la qualité de l’expérience.

Pour en savoir plus sur le parcours relationnel, voici une capsule informative réalisée par Stratégies :

 

Un grand merci à l’AMR pour la réalisation de ce déjeuner-atelier.

Pour consulter leurs prochains événements cliquez ici.

 

[Crédit photo : AMR]

C’est quoi au juste le marketing relationnel?

C’est quoi au juste le marketing relationnel?

Le marketing relationnel gagne de plus en plus en popularité ici au Québec et ailleurs dans le monde. On dit qu’il faut créer des relations durables avec ses clients. Que le client doit être au centre de la relation. Mais c’est quoi au juste le marketing relationnel.
Cette capsule vidéo tente de vulgariser et clarifier le concept et vous faire réfléchir aux trois questions fondamentales qui entourent l’adoption d’une stratégie de marketing relationnel avec vos clients.

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15 façons d’améliorer votre marketing B2B

15 façons d’améliorer votre marketing B2B

 

Un programme de développement d’affaires B2B exige un alignement quasi-parfait entre les ventes et le marketing. Mais pour y parvenir, il faut surmonter d’innombrables défis.

Basé sur des cas vécu et des exemples concrets, 15 façons d’améliorer votre marketing B2B se penche sur ces défis et vous propose des solutions performantes pour améliorer à la fois la quantité et la qualité de vos pistes de ventes.

En y participant, vous découvrirez :

  • Les technologies, processus et outils indispensables à un programme de développement d’affaires B2B performant;
  • comment agencer le marketing de contenu, le marketing proactifs et le marketing social pour alimenter votre pipeline de ventes;
  • Comment créer un modèle de qualification qui permet d’offrir à votre équipe des ventes des pistes qui sont prêts à

Grâce à cette formation, vous pourrez attirer de meilleurs leads, mieux les qualifier et les transmettre à votre équipe des ventes au bon moment.

Inscrivez-vous dès maintenant sur LinkedQuebec.com

L’expérience client et le cycle de l’invité

L’expérience client et le cycle de l’invité

La vision Tremblant à 360º

Lors du dernier Symposium de l’AMR qui se tenait le 25 février dernier au Salon Urbain de la Place des Arts, Jonathan Nicolas – associé chez Substances Stratégies, et Mark Morin – président de Stratégies Marketing Relationnel, ont présenté une étude de cas sur comment la station de ski No1 dans l’est de l’Amérique du Nord accompagne ses clients tout le long de leur parcours d’achat afin de créer une expérience client à la hauteur des attentes du client ROI.

Le client ROI était d’ailleurs la thématique retenue cette année par les organisateurs du Symposium, animé par nul autre que Jacques Nantel, fondateur de la Chaire de commerce électronique RBC Groupe Financier d’HEC Montréal.

Pour visionner la présentation en format pdf, il suffit de cliquer ici.

 

Marketing B2B — Visionnez notre formation gratuite

Marketing B2B — Visionnez notre formation gratuite

Si le marketing B2B vous intéresse, nous vous invitons à visionner, en rediffusion, la formation gratuite présentée par Mark Morin, président de Stratégies sur la chaine de formation de Linked Québec, le plus grand regroupement de gens d’affaires au Québec. Cette conférence sur le Web, intitulée Marketing B2B: 7 raisons pourquoi les vendeurs refusent vos leads, aborde les nombreux défis relevés par les gestionnaires marketing pour créer un programme de prospection performant, qui sera pleinement accepté par l’équipe des ventes de votre entreprise.

Formation gratuite en marketing B2B

Cette formation est offerte sans frais aux membres de Linked Québec. Il suffit de s’inscrire à la formation pour y avoir accès. Elle fait partie d’un ensemble impressionnant de plus de 60 formations présentés par des experts sur une foule de sujets qui touchent directement les gens d’affaires : ventes et marketing, leadership, gestion, ressource humaine et technologies. Dans cette formation, Simon Heneault, président de Linked Québec, s’entretient avec Mark Morin sur les grands principes du marketing B2B que chacun doit maitriser pour créer un programme marketing performant.

SYNOPSIS

Un programme de génération de demande exige un alignement quasi-parfait entre les ventes et le marketing. Malheureusement, peu d’entreprises y parviennent.

Cette formation explore les causes et propose des solutions concrètes pour que ventes et marketing travaillent main dans la main. En y participant, vous découvrirez :

  • Le vrai rôle du marketing B2B
  • Les outils à votre disposition pour produire de vrais résultats
  • Comment attirer l’attention de clients potentiels pour préparer la vente
  • Comment créer une stratégie intégrée de génération de la demande
  • Comment assurer l’acceptation des leads par l’équipe des ventes

Grâce à cette formation, vous pourrez attirer de meilleurs « leads », mieux les qualifier et les transmettre à votre équipe des ventes au bon moment.

Pour visionner la formation, cliquez ici.

C-28 – La loi canadienne anti-pourriels: êtes-vous vraiment prêt?

C-28 – La loi canadienne anti-pourriels: êtes-vous vraiment prêt?

La loi canadienne anti-pourriels C-28 entre en vigueur le 1er juillet prochain. Si ce n’est déjà fait, vous devez prendre certaines dispositions pour vous y conformer. L’incitatif le plus important pour ce faire: le risque d’une amende pouvant atteindre 10$ millions de dollars pour une entreprise et 1$ million de dollars pour les particuliers.

C-28 et le consentement

Au cœur de C-28 est l’obtention du consentement – qui peut être explicite ou tacite – pour avoir le droit d’envoyer des messages électroniques commerciaux (MEC) à vos clients, abonnées et clients potentiels.

Le consentement explicite est un consentement écrit ou oral donné par une personne par le biais de divers mécanisme, y compris une case à cocher (qui ne doit pas être pré-cochée) ou un bouton d’abonnement sur un site Web par exemple.

Le consentement tacite résulte d’une relation d’affaires ou privée, c’est à dire une transaction, ou encore une demande d’information ou autre geste qui donne lieu de croire que la personne désire être contactée par le biais de messages électroniques commerciaux.

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