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La complexité de choisir sans les balises de la marque

La complexité de choisir sans les balises de la marque

 

Si vous avez lu Talk to Me, vous savez qu’une des bases du B2Me est la problématique de la surabondance de choix à laquelle nous faisons face dans nos achats de tous les jours. En préparation pour ma conférence que j’ai donné à Paris le jeudi 26 mai, j’ai tenté de valider si l’hypothèse de cette surabondance de choix tient la route hors Amérique.

Eh bien figurez-vous que oui. En fait, elle est même plus grande en France, puisqu’une population beaucoup plus importante permet de supporter un plus grand nombre de marques et de variantes de produits.

Première surprise: le nombre de variantes de thon en boîte est identique au Canada qu’en France. Deuxième surprise: Le nombre de modèles de souris vendus à la FNAC, une grande surface de vente au détail de produits électroniques, musique, films etc., est de trois fois supérieur. Et que partout où on va, on nous pose plein de questions sur ce qu’on veut acheter, mais personne ne semble vouloir répondre à nos questions.

Mais pour moi qui vient d’ailleurs, ce qui me frappe le plus et qui vient s’ajouter au défi de choisir, c’est qu’ici, les marques vendues ne veulent rien dire. Elles me sont totalement étrangères. Je n’ai pas été exposé aux efforts de branding qui nous permettent de distinguer les marques les unes des autres. Et de savoir laquelle est prétendument la meilleure, la plus vendue. C’est le brouillard complet! Même sur internet, on n’arrive pas à savoir quelle marque est la plus vendue, la plus appréciée.

De plus, le design des emballages est si typiquement Européen qu’ils n’ont rien à voire avec les marques nord-américaines que nous connaissons si bien. Cette différence, on la constate dans la typographie, le choix des couleurs, les formes employées, etc. Même les noms choisis pour les marques peut sembler bizarre. Le savon à lessive Le Chat ? Mais où est mon bon vieux Tide?

Ce qui fait que la tablette de l’épicerie se transforme en bruit. Elle me semble chargée de produits incohérents. Anonymes. Sans différenciation, ni valeur. Je choisis quoi? Comment? Sur quelle base? Les autres clients du magasin n’ont pas ce problème. Ils connaissent bien ce qu’ils achètent déjà. Mais pas moi…

Ah, ça y est, j’ai trouvé! Je prends celui-là… il est en solde!

La gratuité est encore payante – dans Finance et Investissement

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Est-ce que donner gratuitement son expertise peut être une stratégie gagnante?

À lire, l’entrevue du journaliste Gilles des Roberts sur le site de Finance et Investissement sur l’économie du FREE et comment les entreprises peuvent tisser des liens avec leur clients actuels et potentiels en donnant gratuitement des conseils, de l’information et de l’expertise.

Aussi à lire :
Pour ceux qui ne connaissant pas Chris Anderson, il s’agit du rédacteur en chef de la revue Wired. Son livre, intitulé Free — The Future of a Radical Price, explique comment la gratuité peut être un modèle viable dans l’économie numérique d’aujourd’hui.

 

« In the digital marketplace, the most effective price is no price at all, argues Anderson (The Long Tail). He illustrates how savvy businesses are raking it in with indirect routes from product to revenue with such models as cross-subsidies (giving away a DVR to sell cable service) and freemiums (offering Flickr for free while selling the superior FlickrPro to serious users). New media models have allowed successes like Obama’s campaign billboards on Xbox Live, Webkinz dolls and Radiohead’s name-your-own-price experiment with its latest album. A generational and global shift is at play—those below 30 won’t pay for information, knowing it will be available somewhere for free, and in China, piracy accounts for about 95% of music consumption—to the delight of artists and labels, who profit off free publicity through concerts and merchandising. Anderson provides a thorough overview of the history of pricing and commerce, the mental transaction costs that differentiate zero and any other price into two entirely different markets, the psychology of digital piracy and the open-source war between Microsoft and Linux. As in Anderson’s previous book, the thought-provoking material is matched by a delivery that is nothing short of scintillating. (July) »
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